Premières heures à Cape Town

Hello tout le monde !

Comme promis me revoilà avec des choses un peu plus intéressante à vous raconter, maintenant que je viens d’arriver au Cap.
Après un long vol de 11h depuis Paris, je suis donc arrivée ce dimanche 17 avril dans la jolie ville du Cap. Je suis accueillie par une femme du « Volunteer Centre » qui me récupère à l’aéroport et m’amène dans ma famille d’accueil. Je ne serais pas capable de vous dire comment elle s’appelle : elle a un nom sud-africain et je n’ai pas du tout retenu ^^

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Donc pour les 5 semaines à venir je vais vivre chez Mrs Khan, une gentille dame qui accueille 3 autres filles : Nicole l’américaine, Marat l’allemande et Nahora la japonaise. Mrs Khan vit dans une jolie petite maison avec le strict minimum. C’est pas très grand mais c’est amplement suffisant. Elle est professeur et enseigne à domicile l’Afrikaans et l’Anglais. Je partage ma chambre avec Nahora qui travaille aussi comme volontaire dans la même école que moi ! Un vrai plus, je ne vais pas être totalement perdu ! Elle est vraiment gentille et j’ai hâte de m’intégrer un peu mieux. Quant aux autres filles, je ne les ai qu’aperçu pour le moment. En tout cas elles ont une voiture (elles sont ici depuis août 2015 et restent pour 1 an !) et donc elles peuvent nous emmener visiter des choses, ou même sortir le soir etc. Avec Nahora nous avons déjà prévu de visiter plusieurs choses ensemble car même si elle est là depuis février, elle n’a pas encore vu grand chose ! Je crois qu’elle est assez timide et n’ose pas trop demander à sortir, je ne sais pas. En tout cas, elle est d’accord pour venir avec moi faire un safari sur 2 jours, aller au Cap de Bonne Espérance et aller dans les « Winelands » les domaines où sont produits des vins sud-africains et où on peut déguster 😉

Mon premier jour sur place était un peu particulier puisque je ne suis pas encore allée travailler à l’école. C’était un peu une journée d’orientation avec la femme du Volunteer Centre dont je n’ai pas retenu le nom !
Je crois que je me souviendrais longtemps de ce jour… Nous avons fait un petit tour dans la ville qui 1000 facettes ! Il a des bâtiments issus de l’époque victorienne, qui font très anglais, d’autres qui plus africains qui sont très colorés, et dans certaines rues on se croirait presque à New York avec des buildings de briques rouges. Cape Town est un beau mélange.
Ensuite nous avons longé la côte en voiture, notamment un quartier très riche avec plein de villas somptueuses hors de prix avec vue imprenable sur l’océan Atlantique.

Le choc est venu après. En à peine 10 min de route on se retrouve au milieu des bidons villes. Exactement comme ceux qu’on voit dans nos livres d’histoire-géo au lycée, la misère vous serrant la gorge en plus… Plusieurs mondes cohabitent ici. Souvent ce sont les routes qui séparent la classe moyenne des gens pauvres. Les « maisons » faites de tôle, de bois récupéré sont toutes les unes sur les autres. On m’explique que ces « constructions » sont récentes. En fait, une grosse partie du Cap a été détruite par le gouvernement, comme le District 6 dans les années 70, à cause de l’Apartheid. On a forcé les gens à partir pour reconstruire des choses mieux derrière. Sauf que tous ces gens n’avaient nul part où aller et ça a creusé les inégalités… 60 000 personnes ont été déplacés dans le Township de Cape Flat à 25km du centre ville. A Cape Flat se mélange donc les maisons qui existaient déjà avant cet migration, et puis il y a donc les bidons villes qui ont été rajouté après. C’est dans une de ces anciennes maisons qu’a grandi cette femme qui me fait voir la réalité de l’Afrique du Sud. Nous nous y sommes arrêtées pour remplir nos bouteilles d’eau vides par cette chaude journée (28 degrés tout de même). La maison a l’air toute jolie de prime abord mais ensuite on se rend compte qu’une partie du plafond est manquante et on peut apercevoir la charpente… L’eau a été coupé, les robinets ne fonctionnent pas, et on croise dehors femmes et enfants qui transportent de gros bidons remplis d’eau sur leur tête. Ils la récupèrent je ne sais où et doivent porter entre 3 et 5 litres. Quel horreur de voir ces enfants marcher avec ça sur la tête… Dure réalité après avoir vu les villas de luxe dans les quartiers riches.
Je ne m’attendais pas à autant de misère en venant ici. Je connaissais l’existence des townships, mais il y en a ce sont justes des maisons colorés un peu délabrés, pas des bidons-villes comme j’ai vu aujourd’hui. Le contraste des inégalités en Afrique du Sud est tout simplement saisissant. Je crois que je n’ai pas d’autres mots. Vous imaginez si on nous coupait l’eau juste comme ça, en France, durant plusieurs jours ? Comment ferions-nous ? C’est tellement impensable. Et moi qui ai osé dire qu’il y avait des inégalités aussi en France…

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Evidemment je n’ai pas pris de photos dans les townships, donc je vous laisse avec une photo du bord de mer avec en fond la montagne Lion’s Head il me semble bien.

Je suis très reconnaissante d’avoir pu voir ça de près. Aucun touriste ne s’aventure dans ces townships si misérables. Ça me permet de comprendre un peu mieux l’histoire et l’essence de pays.

Je reviens très vite par ici pour vous raconter comment ça se passe mon travail de volontaire à l’école, et puis en fin de week-end pour tout ce qui est du tourisme, parce que mine de rien, ce pays est magnifique et a beaucoup à offrir 🙂

 

 

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